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Présentation

Mardi 24 avril 2007
Et voilà, le groupe s'est remis au travail pour préparer sa prochaine pièce;
Certains pour des raisons professionnelles , de santé ou personnelles nous ont quittés, nous leur souhaitons bonne chance pour leur nouveau projets.
Nous avons une petite nouvelle qui arrive de Belgique...

Première partie de la soirée, échauffements, jeux de balle, on s'amusent, on rient, on se détends...
Puis, nous entrons dans le vif du sujet avec un exercice d'impro.
Je leur demande de créer un personnage , de devenir quelqu'un, psychologiquement, historiquement, physiquement.


 















































Christian s'y colle le premier, il arrive l'air apeuré , timide, presque autiste.Le groupe lui pose des questions sur son âge, ses gouts, sa vie;
A peu a peu le personnage devient plus anxieux, nous découvrons son parcours, ses parents torturés il y a quelques années par son prof ce philo actuel, il situe son histoire quelques années après la guerre d'Algèrie.
Christian fait passer de l' émotion et de la gêne. Pas mal.

Odile, nous campe une fille des banlieues qui tapine à Charleroie.
Son personnage semble crédible à tout le groupe, sauf à Michel, qui n'a pas adhérer.
J'ai trouvé le groupe gêné par le sujet, leurs questions me semblait un peu puériles, Odile s'en sortait bien malgré tout, elle a sue utiliser son énergie naturelle.
Au tour d'Alice , son personnage est une aveugle qui vis à Cannes ( blanche dixit Michel), elle est comptable , célibataire et habite chez ses parents.
Le personnage n'est pas vraiment crédible, pas assez consistant, on voit Alice, son accent, sa manière d'être.
Pas facile de s'enfermer dans une image...




















































Emmanuelle n'était pas très en forme , son personnage d'ouvrière dans une usine de mise en boite de sardine n'as pas convaincu.
trop de froideur peut être, il manquait la part de revendication, de désespoir.
Les questions posées par le groupe ne l'ont peut-être pas aidées .Feras mieux la prochaine fois.



















































Gilbert ( le doyen), dans un rôle de petit garçon sans père, qui ne veut pas de la petite soeure qui arrive.
Très crédible malgré le problème de surdité qui aurait pu être intégré dans le jeu.
Le groupe s'est laissé berné par ce petit garçon.



















































Sonia dans le rôle d'une libraire un peu bourgeoise, célibataire,sans mec, avec son papa de 80 ans, (Papa toujours en activité), la librairie se trouve sur les puces de Clignancourt.
L'histoire, pourquoi pas, mais le personnage ressemble beaucoup à Sonia.
le groupe n'a pas vraiment été convaincu.




















































Et pour finir, Michel, dans un personnage de marginal, fils d'un père chirurgien et d'une mère carte bleue.
Il a quitté la maison et squatte avec des copains, sa vie c'est le chomdu ou le rmi, un peu de musique rock "français"et un peu de shit. Bref le glandeur.
Le personnage est crédible, l'histoire fonctionne.



















































Nous sommes passés ensuite à une explication de texte, et une première approche des personnages de " La ballade des planches" de Jean-Paul Alegre.
Cette pièce que nous commençons ce jour, sera joué vers le mois de novembre...
Vous aurez droit à des extraits de textes une prochaine fois.
par paul publié dans : lavanttheatre
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Dimanche 8 avril 2007
"Musée haut, musée bas" est une pièce de Jean-Michel Ribes, que nous avons présenté fin septembre 2006, et tournée depuis dans la région audoise.

" Musée haut, musée bas, est une pièce déambulatoire; les visiteurs/spectateurs se promènent dans les salles d'un musée, du romantisme au surréalisme, de l'art moderne aux antiques,tout y passe.
Les personnages sont haut en couleurs et nous ressemblent, râleurs, étonnés, surpris, naïfs, à côté de la plaque ou blasés... L'art n'est pas pris au sérieux dans cette visite, le rire, la dérision, l'humour y sont présent à chaque pas.
Le thème du musée n'est qu'un prétexte à découvrir la nature humaine, à s'en moquer et s'en amuser.
Ce qui peut paraitre sage et ordonné, peut se terminer dans la démence, le sexe, le totalitarisme.
L'art dérangeant? Peut être... mais si le vrai chef d'oeuvre, ce n'était pas tout simplement l'être humain...?
" Musée haut, musée bas" est une pièce à l'humour décalé, du grand cru Jean-Michel Ribes.                                                                 


 




































"- Je peux vous demander pourquoi vous virer Modigliani? C'est une question de place? Vous ne pensez pas que vous auriez pu dégraisser chez les vieux! Watteau, franchement, il a fait son temps, watteau!"


" Mesdames et messieurs, vous êtes donc l'oeuvre la plus récente de Karl Paulin, c'est pourquoi je vous demanderai de ne pas rester groupés, car l'oeuvre de cet artiste s'attache avant tout à mettre en lumière le comportement individuel et jamais le groupe, la bande, l'équipe, la meute et encore moins la foule, c'est la raison pour laquelle les oeuvres de Karl Paulin ne dépassent jamais neuf personnes...."


" - Madame Dome: Enfin, moi je la sens sa patte... Au début non, mais là oui... Maintenant  c'est évident...
- Monsieur Dome: Tu sens quoi?
- Madame Dome: Pas que je suis la plus belle, bien sûr,mais que je suis, disons...plus regardable.
- Monsieur Dome: Peut-être un peu oui.
- Madame Dome: Ah si, je sens nettement la différence...Quand même Georges, ouvre les yeux!
- Monsieur Dome : T'es mieux, c'est vrai, t'es mieux."
                                                                                                                                                   
                                                                                                                                                   
                                                                                                                                                          
                                                                                                                                                           







































" - La Guide: Mesdames et messieurs, nous allons passer si vous le voulez bien dans la salle deux de l'exposition Paullin.
- Madame Dome: Qu'est-ce qu'il y a dans la deuxième salle?
- La guide: Toujours nous, madame.
- Madame Dome: Nous? mais on s'est déjà vus.
- Monsieur Dome: Pas dans la salle deux.
- Madame Dome: C'est vrai!
- Monsieur Dome: Tu sais Gisèle, c'est très logique l'art d'aujourd'hui









































" Le gardien: Vous ne l'appellerez pas plus tard, car plus tard vous serez un petit monsieur rabougri, sec, le nez et la pau craquelés par l'instabilité des températures extérieures, claudiquant du pied droit, la panse amollie, le même que celui que vous étiez avant d'entamer cette visite..."









































" - J'aime pas.
- Pourquoi?
- Trop marron.
- Trop marron?
- Oui, ça me rappelle l'automne.
- L'automne ce n'est pas marron.
- Ah bon!? La nature ne devient pas marron en automne?
- Je dirais plutôt qu'elle roussit, qu'elle jaunit, qu'elle se couvre d'or.
- C'est la fête quoi?
- Oui, on peut éprouver une certaine joie devant toutes ces couleurs flamboyantes.
- Je te rappelle que papa est mort un 18 octobre!
- Mais...
- Vous êtes vraiment des monstres, les amateurs d'arts!!"







" Mademoiselle Tac: Mais alors, vous pensez avec quoi?
Le critique: Avec la hanche, le biceps, des organes neufs, nous en sommes remplis, en ce moment je crois beaucoup au coude."

" Le père: Jules, si on étais garés à Vélasquez , crois moi je m'en souviendrais, Vélasquez c'est le nom de mon assureur, Henri Vélasquez, qui me pompe cinq mille euros par an par ne jamais rien me rembourser, alors si la voiture était à Henri Vélasquez ça serait marqué là!"


























" Lisette: ça, je m'en souviens très bien, aux mosaïques romaines, quand j'ai dis à Rosine:"
 tous ces petits cailloux, mon Dieu, mais quelle patience! quelle patience!... " Maurice était déjà nerveux."


























" Mieille: ça c'est sûr, ils en avaient du talent les impressionnistes! Parce que je ne sais pas si vous avez déjà été à Argenteuil mais c'est une horreur, et encore, aujourd'hui ils ont refait la place et arrangé le pont. Alors on s'imagine ce que ça devait être de leur temps! Eh bien, déjà rien qu'arriver à peindre cette ville pourrie et qu'elle se retrouve maintenant dans un musée, chapeau bas les impressionnistes."





















" Henri: Depuis six heures ce matin tu es contente Carole, tu étais contente que le réveil sonne, tu étais contente de prendre le car, tu étais contente de l'arrêt- pipi sur l'autoroute, ça fait vingt-cinq ans que tu es de bonne humeur Carole, c'est beaucoup!
- Carole: Henri.
- Henri: Et dans les musées, ça augmente! si, l'art te multiplie l'euphorie Carole, même la porcelaine allemande au deuxième étage, ça t'a réjouie.. Les assiettes marron avec les têtes de sangliers, les soupières en forme de bottes et les casques à pointe en salières, tout t'a rendue heureuse, tout!"



" ...l'explication c'est moi, la seule explication c'est ta mère, José, ta maman, c'est moi qui t'ai terrorisé, sans le vouloir tu t'en doutes bien mon coeur, mais terrorisé, dévoré, adoré et depuis ta naissance, José, sans une seconde d'interruption, j'aurais pu manger ton caca, boire ton pipi, et c'est pour ça, José, c'est prouvé aujourd'hui, à cause de moi, tu es devenu une tante, un pédé, mais heureusement on a trouvé l'explication mon chéri, alors ce n'est pas grave, parce que quand on comprend on peut tout remettre à l'endroit."


"- visiteuse 2: mais cette femme que vous venez de... de...
- Le fils: De tuer. Enfin  j'espère...
- visiteuse 2: c'est quelqu'un que vous connaissiez?
- Le fils: Très bien, c'est ma mère.
- Visiteuse 3: L'original? je veux dire la vraie?...."


- Je ne m'en lasse pas.
- Je comprends.
-Je peux la regarder trois heures d'affilée, je ne m'en lasse pas.
- Je comprends.
- Même dix ans, je crois, la regarder dix ans, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, je ne m'en lasserais pas.
- Je comprends.
- Elle me happe.
- Je comprends.
- c'est une drogue, une drogue en ivoire.
- Je comprends très bien.
- Et elle mesure quoi? Dix centimètres?
- A peine.
- C'est insensé non?
- D'un autre côté, elle a des gros seins par rapport à sa taille..."

" je ne comprends pas, c'est trois cent cinquante photos de sexes différents, ou c'est la même pine photographiée trois cent cinquante fois?"


" - Mais qui a recouvert les sexes de Michel-Ange?
- Les papes! Qui veut tu que ce soit, c'était leur passe-temps favori, recouvrir les sexes.
- Il faudrait savoir ce qu'il veulent les papes! Hier il faut les recouvrir aujourd'hui il ne faut plus! Je crois qu'avant tout ce ne sont pas des adultes les papes..."


"- ...c'est amusant, c'est nouveau non?
- Oui, ce sont des bâtons d'explosifs... je vais tout faire péter et moi avec.
- Mais pourquoi?
- Pour faire joli."



fin d'une aventure de 15 mois, avec des joies, des pleurs, des cris, des peurs, des certitudes, des doutes, des amitiés, des inimitiés, de la sueur et des terreurs. Merci à tous,et à JM.Ribes.


Mise en scène , régie lumière : Paul Dussel
Avec:Emmanuelle Bertic.Alice Rouquet.Barbara Monnard. Sonia Gondry. Yolande Ferré. Jacqueline Martin. Jean-Jacques Martin.Gilbert Peyre. Christian Angeli. Michel Bequet. Clémence Beric.
Mise en place, caisse et " soufflerie" : Yvette Peyre.
Costume rose: Jacqueline Martin.





Et oui, le théâtre amateur c'est la voiture remplie de projecteurs et de câbles.


par paul publié dans : lavanttheatre
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Dimanche 1 avril 2007
" Parfois j'en ris encore" d'après les textes de Jean-Paul Dubois, que nous avions présenté dans le cadre de la fête aux associations de fenêtre à fenêtre, est devenu un vrai spectacle d'environs une 1/2 heure.





" Cela doit faire dix ans que l'on ma installé le téléphone.

Depuis tout ce temps il n'a pas sonné.

Personne ne m'a jamais appelé.

Moi, une fois, j'ai fait le numéro de l'horloge parlante, mais quand j'ai compris que c'était un disque, j'ai raccroché le combiné et je n'y ai plus jamais retouché."

                                                                          

  

" La chose au monde que je souhaite le plus, c'est que tu meures avant moi.Pour être là quand les employés municipaux te glisseront dans le cercueil, pour suivre ton enterrement, l'oeil sec, pour voir l'argile ensevelir tes prétentions, pour enfin revenir à la maison, m'assoire dans ton fauteuil, allumer une de ces cigarettes que tu ne supportais pas et goûter voluptueusement, égoïstement, une à une, ces minutes que tu ne connaîtras jamais."

" Tu veux savoir de quoi je rêvais? D'un homme robuste avec des mains fines, qui sache me toucher et me prendre, qui me caresse dans les ascenseurs, qui ait plaisir à m'écouter,qui possède un caractère et de la dignité, qui s'habille dans les gris, qui ne passe pas son temps à me juger, qui ait une peau ferme, qui possède une voiture pour l'été,une autre pour l'hiver et qui me traite avec respect.

Et je vis avec toi, petit, gueulard, flasque, veule, ventru, toi qui n'as jamais su me faire joir, toi que j'ai aujourd'hui honte d'accueillir en moi."                                                                                          

" Ce matin le facteur a sonné à ma porte.

Il avait deux paquets à me remettre.

l'un contenait un livre, l'autre une boite de chocolats.

J'ai rangé le premier dans la bibliothéque sans même l'ouvrir. J'ai mangé les seconds jusqu'au dernier.

Ensuite, j'ai été malade comme un chien.

Entre eeux nausées, je suis allé feuilleter le livre. Il commençait ainsi:" Ce matin-là le facteur sonna à sa porte.Il avait deux paquets à lui remettre..."

Je n'ai pas insister. Je connaissais la suite."

" Nous restons là, toi et moi, assis, en train de regarder des choses misérables à la télévision, sans nous adresser la parole, oubliant même la présence de l'autre. Je me dis que, si une caméra filmait de face le vide de nos regards et l'ennui de nos visages, si nous étions ensuite confrontés à notre image sur l'écran, je crois que nous baisserions les yeux de honte et de peur. Oui, nous aurions peur de voir ce que nous sommes devenus."

" Un jour, en faisant ses courses, elle a interrogé l'épicier chinois pour savoir si c'était pas trop gênant d'avoir les yeux bridés "' vu qu'on voit moins de choses, forcément puisque la fente est plus petite."

Le lendemain, je demandais le divorce.

Avec: Alice Rouquet.Sonia Gondry.Emmanuelle Bertic.Christian Angeli.Michel Bequet.Gilbert Peyre. Paul Dussel.

Mise en scène: Paul Dussel.

 

par paul publié dans : lavanttheatre
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